Par Jules Mbuyu
L'ancien premier ministre sous Joseph Kabila Kabange, Adolphe Muzito a rencontré ce lundi 03 juillet 2023 à Kinshasa, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), dans le cadre des consultations.
Au sortir de la salle d'urgence, Muzito s'est confié à la presse ou il a indiqué douté de la tenue des élections dans le délai constitutionnel.
“Nous lui avons demandé si d’ici la fin du processus, il pourra mobiliser les 500 millions de dollars pour parachever le processus, il a dit qu’il est en contact avec le gouvernement et que dans des jours qui viennent ils pourront obtenir un décaissement de 100 millions de dollars et que par conséquent ils peuvent avancer avec le processus jusqu’à ce que le reste de décaissement soit fait. Nous pensons que cette façon de faire n’est pas crédible” a-t-il dit.
Et d’ajouter :
“Je ne crois pas au respect de délai constitutionnel à cause des problèmes de financement. J’ai l’impression que le gouvernement face aux 500 millions de dollars dont il vient de bénéficier de la part des institutions de brotten Wood, probablement la moitié sera consacrée aux questions sécuritaires, ce n’est que l’autre moitié qui pourra être à la disposition de la CENI”.
Les deux personnalités ont également discuter autour du fichier électoral. Pour le président du parti politique Nouvel Élan, ce fichier est incomplet.
Il a ainsi affirmé que lui et son parti ne sont pas disposés à aller aux élections sans les territoires de Masisi, Rutshuru et Kwamouth où il n’y a pas eu enrôlement des électeurs.
“Mon parti et moi nous ne sommes pas disposés avec l’option de la balkanisation du pays. Nous voulons que l’enrôlement puisse se faire dans les trois territoires concernés. Nous pensons que l’église catholique peut nous aider dans ce sens.(…) Il a essayé de nous expliquer, qu’ils ont pris en compte ces électeurs là en les intégrant et que dans le fait, ils allaient organiser l’identification et l’enrôlement dans le moment venu quand la situation va se calmer”.
Le vendredi 30 juin dernier, à Kinshasa, Denis Kadima avait recu les quatre leaders de l'opposition pour parler processus électoral en République démocratique du Congo.
À en croire Martin Fayulu qui a fait la restitution à la presse, plusieurs questions liées au processus électoral en cours au pays, ont été évoquées au cours des discussions qui ont duré plus de 4 heures.
Il s'agit notamment des problèmes portant sur l'organisation et la composition de la Centrale électorale, la loi électorale, l'inclusivité du processus électoral, les ennuis que connaissent certains candidats présidents déclarés mais aussi le fichier électoral. Face à Denis Kadima, a-t-il laissé entendre, l'opposition a maintenu son exigence de voir le fichier électoral être audité par un cabinet indépendant.
À ce sujet, Martin Fayulu a fait savoir que Denis Kadima a promis de soumettre la question à la plénière de cette institution d'appui à la démocratie en vue d'y apporter une réponse d'ici la semaine prochaine.
"Vous avez vu nous avons passé plus de 4 heures pour discuter de ces questions. Donc, c'était sérieux. Le président de la CENI maintient que ce fichier est fiable d'après lui. Il dit que ce fichier a été audité et son audit à lui a fait une recommandation qu'il va appliquer. C'est quoi cette recommandation, c'est afficher les noms des électeurs tels que recensés. Nous avons dit nous sommes d'accord que vous affichez les noms des électeurs mais ce n'est pas suffisant. Il faut aller au-delà, il faut l'audit externe par un cabinet réputé indépendant de ce fichier électoral. Pour l'instant, il a pris cette proposition qu'il va amener à la plénière de la Commission électorale et nous aurons la réponse. Pour nous, donc, il est essentiel que le fichier soit audité parce queles élections sont faites sur base de confiance", a dit le président national du parti ECIDé.
