Ituri – Djugu : Mme Tabo Makusi dénonce de graves violations des droits humains par des éléments incontrôlés de l’armée



Par Dynamik Infos.com


Dans une sortie médiatique pleine d’indignation, Tabo Makusi Angèle, ancienne députée nationale, a tiré la sonnette d’alarme sur les dérives militaires enregistrées dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Selon elle, des éléments incontrôlés des forces régulières commettent de graves violations des droits de l’homme sur les civils, remettant en question l’objectif même de l’état de siège décrété par le chef de l’État.

"L’armée est un corps discipliné qui incarne Dieu, car le Seigneur est le Dieu des armées. Ce que nous observons aujourd’hui à Djugu, notamment la torture d’un enfant par des militaires, est inacceptable", a-t-elle déploré, en référence à une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

L’ancienne élue affirme que certaines opérations ciblent injustement des membres d’une communauté précise, avec des arrestations arbitraires lors des contrôles d’identité. Une situation qu’elle qualifie de dangereuse et contre-productive pour la paix.

Elle appelle les autorités militaires de l’Ituri à mettre un terme immédiat à ces pratiques :

"Cela expose inutilement le Président de la République à l’international, alors que sa vision était de restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité", a-t-elle averti.

Mme Makusi invite les détenteurs d’armes dans la région à se combattre entre eux au lieu de s’en prendre aux civils, tout en dénonçant l’infiltration de forces négatives venant des provinces voisines.

Elle interpelle également les députés nationaux et provinciaux :  

"Ce n’est pas depuis Kinshasa qu’on va régler la crise. Il faut des contacts directs avec les leaders communautaires, les groupes armés et les populations pour construire une paix durable".

Enfin, elle lance un appel urgent à une assistance humanitaire pour les déplacés de Djugu, notamment à Bule, Mambisa, Ndokebo et Banyali Kilo, où l’eau potable et les vivres font cruellement défaut.

"À ces familles traumatisées, je dis : tenez bon, vous n’êtes pas seuls. La nation doit se souvenir de votre douleur et agir", a conclu Tabo Makusi avec émotion.

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