Lualaba : la CNPAV dénonce les disparités salariales dans le secteur public et réclame plus de transparence

 


Par Dynamik Infos.com 


La coalition Le Congo n'est pas à vendre (CNPAV) a présenté, le 29 juin 2026 à Kolwezi, son rapport sur les disparités salariales dans le secteur public congolais. Au cours d'une conférence de presse, Bienvenu Matanda, membre de la CNPAV, a mis en lumière les profondes inégalités dans la répartition des ressources publiques et a appelé les autorités à instaurer davantage de transparence et d'équité.

Selon le rapport, les écarts de rémunération entre les différentes institutions de l'État demeurent très importants et témoignent d'une mauvaise redistribution des ressources nationales.

"Les disparités salariales observées dans le secteur public traduisent une répartition inéquitable des ressources de l'État. Cette situation fragilise la cohésion sociale et compromet l'efficacité de l'action publique", a déclaré Bienvenu Matanda.

Le représentant de la CNPAV a également dénoncé l'opacité qui entoure les rémunérations au sein des hautes institutions, notamment la Présidence de la République, le Gouvernement et le Parlement.

"Les salaires de base de certaines hautes institutions ne sont pas accessibles au public. Cette absence de transparence est contraire aux principes de bonne gouvernance et de redevabilité auxquels les institutions de l'État devraient se conformer", a-t-il affirmé.

Face à ce constat, la coalition plaide pour une réforme profonde de la gestion des finances publiques. Elle recommande une redistribution plus équitable des ressources nationales, une plus grande transparence dans la publication des rémunérations des institutions publiques, la réduction du train de vie de l'État, le renforcement des mécanismes de contrôle ainsi que la priorisation des investissements sociaux et productifs.

Bienvenu Matanda a exhorté les dirigeants congolais à veiller à une utilisation plus équilibrée des ressources publiques afin de permettre à l'État de répondre efficacement aux besoins de la population.

"Les hautes institutions ne doivent pas s'accaparer de la plus grande partie des ressources nationales. L'État doit disposer des moyens nécessaires pour mettre en œuvre sa politique sociale, améliorer les conditions des agents publics les moins rémunérés et restaurer la confiance des citoyens dans les institutions", a-t-il insisté.

Le membre de la CNPAV a enfin rappelé l'importance du respect de l'article 58 de la Constitution de la République démocratique du Congo, estimant que "l'équité pour tous demeure la seule voie permettant aux dirigeants congolais de garantir une gouvernance juste, responsable et tournée vers l'intérêt général".


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