Par Jonathan Basimaki depuis Bunia
Le conseiller communal Victorien Lobho dénonce l’occupation illégale des cimetières à Bunia. Il salue l’opération de démolition lancée par la mairie au cimetière de Nyamurongo, tout en appelant à l’étendre à toute la ville.
Vendredi 25 juin 2026, l’élu de la commune Shari, au nord de Bunia, a réagi à la destruction d’une vingtaine de maisons érigées illégalement sur l’espace du cimetière de Nyamurongo. L’opération a été menée jeudi 24 juin sur ordre du maire de la ville.
"Je salue cette opération, mais elle arrive tard. La mairie aurait dû intervenir il y a longtemps", a-t-il déclaré à la presse locale.
Pour lui, la mairie doit désormais "étendre cette opération à tous les cimetières de la ville de Bunia, qui sont sérieusement menacés par la spoliation".
Pour Victorien Lobho, construire sur des tombes est un manque de respect total envers les défunts.
"La spoliation d’un cimetière, c’est du sabotage envers les personnes décédées. Elles doivent avoir un repos de 50 ans minimum à ces endroits. Quand on détruit les tombes pour ériger des maisons, c’est qu’on crache sur leur mémoire. Or, le cimetière est un passage obligé pour chacun de nous", a-t-il martelé.
Sur le site de Nyamurongo, des individus non identifiés avaient déjà morcelé le terrain, posé des piquets pour le vendre et détruit plusieurs tombes non cimentées.
Le phénomène touche plusieurs nécropoles de la ville : Nyamurongo, le plus grand, Mbiyo, Nyamaragi et d’autres.
Face à la saturation, le conseiller Shari lance un appel aux autorités :
"Il faut déjà prévoir d’autres espaces pour inhumer nos morts. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cimetières sont pleins et ne pourront bientôt plus servir la communauté"
