Ituri : le caucus des parlementaires juge la situation sécuritaire globalement stable malgré des attaques isolées



Par Jonathan Basimaki à Bunia


Réunis en caucus à Bunia, les parlementaires de la province de l’Ituri ont clôturé leurs travaux ce vendredi 20 février sur une note globalement positive concernant l’évolution de la situation sécuritaire. Dans leur communiqué final, ils estiment que l’autorité de l’État est progressivement rétablie sur une grande partie du territoire, malgré la persistance d’attaques isolées menées par des groupes armés.

Devant les responsables des services étatiques, les leaders communautaires et la presse, le président du caucus a notamment évoqué les incursions des rebelles de la CRP, attribuées à Thomas Lubanga, signalées dans le territoire de Djugu, en particulier autour du centre commercial de Bule, dans la chefferie de Bahema Badjere.

Les élus ont également déploré la poursuite des menaces des rebelles ougandais des ADF dans les territoires d’Irumu et de Mambasa, où leur présence dans certaines zones des chefferies de Walese Karo et Babila Babombi continue d’inquiéter les populations locales.

Selon le député Iribi Pitchou, cette relative amélioration sécuritaire est en grande partie liée à la collaboration de la population avec les autorités et les forces de défense.

Toutefois, les parlementaires ont insisté sur les défis persistants, notamment la circulation des armes au sein de plusieurs milices locales, dont la CODECO, Zaïre-Autodéfense, MAPI, FRPI, FPIC, Chini ya Tuna et la CRP. Ils ont ainsi encouragé l’accélération du Programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (PDDRC-S) ainsi que la mise en œuvre du programme des Réservistes armés pour la défense nationale (RAD).

Dans leurs recommandations, les élus ont appelé le président de la République, Félix Tshisekedi, à renforcer les capacités de l’armée congolaise en Ituri afin d’intensifier les opérations contre les groupes armés réfractaires au processus de paix.

Au-delà des questions sécuritaires, le caucus a également attiré l’attention sur plusieurs défis socio-économiques, notamment le faible accès à l’électricité à Bunia, la vente désordonnée des domaines publics de l’État et la non-mécanisation de nombreux agents publics. 

Les parlementaires ont ainsi exhorté le gouvernement central à accélérer les programmes destinés à améliorer les conditions de vie de la population.

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