Par Dynamik Infos.com
Le climat politique se crispe dans le Haut-Katanga. À peine rentré d'un séjour à l'étranger, le Président de l’Assemblée provinciale, Michel Kabwe Mwamba, a brisé le silence ce lundi 16 février 2026. Au cœur des échanges : l'absence prolongée du Gouverneur Jacques Kyabula Katwe et la plainte judiciaire déposée par l'avocat Justin Kiela Ngoie contre le bureau de l'organe délibérant.
L'affaire fait grand bruit dans les couloirs de l'hémicycle provincial. Depuis plusieurs semaines, le fauteuil du Gouverneur de province, Jacques Kyabula Katwe, reste inoccupé, une situation qui a poussé Me Justin Kiela Ngoie à saisir la justice. L'avocat accuse l'Assemblée provinciale de passivité.
Face à la presse ce lundi, le speaker de l'Assemblée provinciale a adopté une posture de sérénité institutionnelle. Loin de s'offusquer de la démarche judiciaire, Michel Kabwe Mwamba dit s'en remettre à l'arbitrage de la loi.
"Il a dénoncé, nous acceptons. S’il [le juge] nous invite, nous irons. C’est à la justice de faire son travail. Nous allons aussi apporter notre moyen de défense", a-t-il déclaré avec flegme.
Par ces mots, le Président de l'Assemblée évite l'affrontement direct avec la société civile, tout en rappelant que chaque partie devra présenter ses arguments devant les instances compétentes.
L'absence de Jacques Kyabula, surnommé affectueusement "Wa Ndani", commence à peser sur la gestion quotidienne de la province. Bien que l'intérim soit assuré par le Gouverneur ai Martin Kazembe, les questions se multiplient :
- Pourquoi cette absence se prolonge-t-elle au-delà des délais légaux ?
- Quel est l'impact réel sur les grands chantiers et la sécurité de la province ?
Cette confrontation judiciaire entre un avocat de la société civile et le sommet du pouvoir législatif provincial marque un tournant dans la gouvernance du Haut-Katanga. L'opinion publique lushoise, très attentive, attend désormais de savoir si la justice donnera raison à Me Kiela ou si les arguments de défense du bureau Kabwe parviendront à justifier ce silence institutionnel.
Une chose est certaine : le retour de Michel Kabwe à Lubumbashi ne signe pas la fin de la polémique, mais plutôt le début d'une bataille juridique qui déterminera l'avenir politique immédiat de la province.
