Haut-Katanga : Plus de 300 cas de choléra notamment des décès enregistrés à Lubumbashi

 


Par Dynamik Infos.com 


La ville de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga fait face à une recrudescence inquiétante des cas de choléra. Entre octobre 2025 et février 2026, un total de 364 cas a été enregistré, dont 12 décès, selon les autorités sanitaires provinciales du Haut-Katanga.

Face à cette situation préoccupante, la ministre intérimaire provinciale de la Santé, Valérienne Mumba, s’est rendue au Centre de Traitement du Choléra (CTC) de l’Hôpital général de référence de Kenya. Cette visite avait pour objectif d’évaluer les conditions de prise en charge des malades et d’apporter un appui concret à la riposte, notamment par la remise d’un important lot de médicaments.

D’après le Dr Denis Mumba, médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Kenya, la situation reste sous surveillance étroite.

"À ce jour, plus de 300 patients ont été déclarés guéris, tandis que 20 autres sont encore hospitalisés", a-t-il précisé.

Il a également souligné que presque toutes les zones de santé de Lubumbashi sont touchées, à l’exception de la zone de santé de Kafubu, qui demeure jusque-là épargnée.


Une maladie liée aux conditions d’hygiène


Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë causée par la bactérie Vibrio cholerae. Elle se transmet principalement par la consommation d’eau ou d’aliments contaminés. Dans les zones où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste limité, la propagation peut être rapide.

Les symptômes incluent :

- Diarrhée aqueuse abondante ;

- Vomissements ;

- Déshydratation sévère pouvant entraîner la mort en quelques heures en l’absence de traitement.

Toutefois, lorsqu’il est pris en charge rapidement, le choléra se traite efficacement grâce à la réhydratation orale ou intraveineuse.


Appel au respect strict des mesures préventives


Face à la montée des cas, la ministre Valérienne Mumba a lancé un appel pressant à la population. Elle insiste sur le respect rigoureux des mesures d’hygiène, notamment :

- Le lavage régulier des mains au savon ;

- La consommation exclusive d’eau potable ou préalablement bouillie ;

- La bonne conservation des aliments ;

- L’assainissement de l’environnement.

Les autorités sanitaires rassurent que la riposte est en cours, mais rappellent que la lutte contre le choléra est aussi une responsabilité collective.

La vigilance communautaire demeure essentielle pour freiner la propagation de cette épidémie et éviter l’aggravation du bilan dans la capitale cuprifère.

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