Haut-Katanga : L’ADGRN et ses partenaires réfléchissent aux solutions locales contre l’insécurité à Kigoma

 


Par Jules Mbuyu


La Coordination provinciale de l’Action pour le Développement et la Gestion des Ressources Naturelles (ADGRN/ONGD), en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel et en collaboration avec le Conseil communal de Kampemba, a organisé, ce samedi 31 octobre 2026, une Tribune d’Expression Populaire consacrée à la gouvernance sécuritaire.

Placée sous le thème "Population et sécurité publique : quelles solutions locales face à l’insécurité ? Cas du quartier Kigoma", cette rencontre s’est tenue dans la salle des fêtes de Gareganze, dans la commune de Kampemba, à Lubumbashi.

Cette activité a réuni plusieurs acteurs locaux, notamment les conseillers communaux de Kampemba, conduits par leur président, l’honorable Jean-Pierre Ntalaja, les représentants des services de sécurité, les cadres de base, les délégués des partis politiques, les confessions religieuses ainsi que différents leaders d’opinion du quartier.

Selon le coordonnateur provincial de l’ADGRN dans le Haut-Katanga, Joseph Ntumba, cette initiative vise à renforcer le rapprochement entre la population, les autorités locales et les services de sécurité, afin d'identifier ensemble des réponses durables à la montée de l’insécurité dans plusieurs quartiers de Lubumbashi.

Deux principaux sous-thèmes ont été développés au cours de cette tribune. Le premier, intitulé "Police de proximité et collaboration citoyenne dans la lutte contre l’insécurité", a été présenté par le commissaire supérieur principal adjoint, le major Adolphe Kalenga, chargé de la police de proximité.

Dans son intervention, il a expliqué le rôle et le fonctionnement de la police de proximité, tout en soulignant l’importance d’une collaboration permanente entre les forces de l’ordre et les citoyens dans la prévention de l’insécurité.

"La dénonciation, la collaboration et le dialogue permanent entre la population et les services de sécurité sont importants pour mettre fin à l’insécurité. Lorsqu’il y a méfiance entre la population et les services de sécurité, l’ennemi en profite", a-t-il déclaré.

Le deuxième sous-thème, portant sur "Participation communautaire et solutions locales face à l’insécurité", a été développé par Bruno Kwete, conseiller chargé de la sécurité au ministère provincial de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières.

Celui-ci a particulièrement insisté sur la nécessité de privilégier des stratégies adaptées aux réalités de chaque milieu, rappelant le principe selon lequel « aux problèmes locaux, des solutions locales ».

Les échanges avec les participants ont permis de mettre en évidence plusieurs facteurs susceptibles de favoriser l’insécurité dans le quartier Kigoma. Parmi les difficultés évoquées figurent notamment la délinquance juvénile, le chômage, le manque d’information et de formation, le problème de route ainsi que l’insuffisance de l’éclairage public.

Face à ces défis, les participants ont plaidé pour une implication accrue de la communauté et des différents acteurs locaux dans les mécanismes de prévention et de lutte contre l’insécurité.

Abordant particulièrement la question du chômage des jeunes, Bruno Kwete a proposé la formation de 50 jeunes à différents métiers, notamment la maçonnerie, la menuiserie et la peinture, à travers l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). L’objectif est de leur permettre d’acquérir des compétences professionnelles, de devenir des entrepreneurs et, à leur tour, de créer des opportunités d’emploi pour d’autres jeunes.

À travers cette Tribune d’Expression Populaire, l’ADGRN et ses partenaires entendent faire du dialogue communautaire un véritable levier de prévention de l’insécurité, en encourageant une responsabilité partagée entre citoyens, autorités locales et services de sécurité pour l’émergence de solutions concrètes et durables au bénéfice du quartier Kigoma.

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