Par Jonathan Basimaki à Bunia
Le bureau provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO), en Ituri, exprime son indignation et sa colère après l’assassinat de trois de ses membres attribué aux miliciens de l’URDPC/CODECO au centre commercial de Pimbo, dans le territoire de Djugu, au nord-est de la République démocratique du Congo.
Dans un entretien avec la presse locale, l’association condamne fermement cet acte qu’elle considère comme un crime grave contre des chauffeurs qui, selon elle, se dévouent quotidiennement pour servir les différentes communautés, sans discrimination ni tribalisme.
« S’en prendre à eux signifie tout simplement plonger la province tout entière dans le chaos », a déclaré Ndjango Stive, délégué du président provincial de l’ACCO, exprimant ainsi la vive préoccupation de l’organisation face à cette nouvelle attaque meurtrière.
L’ACCO appelle à la protection des chauffeurs
Face à cette situation, l’association appelle les groupes armés locaux à mettre immédiatement fin aux attaques contre les chauffeurs. Elle rappelle que ces derniers ne sont pas des acteurs politiques, mais des travailleurs qui assurent le transport des personnes et des marchandises, tout en subvenant aux besoins de leurs familles.
L’ACCO interpelle également le gouvernement sur sa responsabilité dans la protection des chauffeurs sur toute l’étendue de la province de l’Ituri. Elle souhaite que des mesures sécuritaires efficaces soient prises afin d’éviter que de telles tueries ne se reproduisent et que ses membres puissent exercer leur profession sans craindre pour leur vie.
La circulation reprend timidement sur la RN27
Pour rappel, l’assassinat des trois chauffeurs à Pimbo a entraîné une interruption momentanée de la circulation sur la route nationale numéro 27 (RN27), perturbant les déplacements des usagers et les activités économiques dans la région.
Selon les informations rapportées, le trafic a timidement repris ce jeudi 15 octobre 2026, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant dans le territoire de Djugu.
Cette nouvelle attaque intervient alors que les violences impliquant des groupes armés continuent de menacer les populations civiles en Ituri, renforçant les inquiétudes des acteurs du secteur du transport quant à leur sécurité sur les axes routiers de la province.
