Par Jonathan Basimaki à Bunia
Le chef du secteur de Walendu Tatsi, Joël Mandé, encourage les usagers de l’axe Katoto-Largu, dans le territoire de Djugu, en Ituri, à reprendre leurs déplacements afin de favoriser la relance des activités économiques et la pacification de la région.
Cet appel intervient après une baisse de la fréquentation de cette route de desserte agricole, consécutive au meurtre de trois civils au centre de Kparnganza, il y a environ deux semaines. Selon les informations rapportées, les victimes étaient issues des communautés Hema et Lendu, deux communautés vivant dans cette partie de l’Ituri.
Depuis cet incident attribué aux miliciens de la CODECO, plusieurs usagers hésitaient à emprunter cet axe, craignant pour leur sécurité.
Lors d’une conférence de presse, le chef du secteur de Walendu Tatsi et dignitaire d’État, Joël Mandé, a appelé la population à reprendre progressivement la circulation. Il affirme que des échanges ont eu lieu entre les autorités locales et les miliciens de la CODECO, engagés dans un processus de cessation des hostilités avec le gouvernement, afin d’éviter la répétition de tels actes.
« J’ai fait la route Masumbuko-Bunia sous une pluie battante, mais j’ai vu des habitants des différentes communautés venir au marché Dramani ce matin. J’encourage les usagers de cette route à continuer à circuler librement comme auparavant », a-t-il déclaré.
La cohésion sociale au cœur de l’appel
Pour Joël Mandé, la reprise du trafic sur l’axe Katoto-Largu représente un enjeu important pour la relance des activités commerciales et agricoles dans cette partie du territoire de Djugu.
Il insiste sur la nécessité de préserver la cohabitation pacifique entre les différentes communautés locales, estimant que la cohésion sociale doit rester un pilier de l’unité et du développement économique de la région.
Cet appel à la reprise de la circulation intervient toutefois dans un contexte sécuritaire sensible, marqué par les inquiétudes des habitants après les récentes violences. La restauration durable de la confiance des usagers dépendra notamment de l’évolution de la situation sur cet axe et de la protection des populations civiles.
