Par Jules Mbuyu
La lutte contre l’insécurité passe aussi par l’implication directe des communautés. C’est dans cette optique que la Coordination provinciale de l’ADGRN/ONGD, en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel et en collaboration avec le quartier Hewa-Bora, a organisé ce samedi 15 août 2026 une tribune d’expression populaire consacrée à la gouvernance sécuritaire.
Les échanges, organisés dans la salle Eben Ezer, ont réuni le président du Conseil communal de Kampemba, Jean-Pierre Ntalaja, le chef du quartier Hewa-Bora, des cadres de base, des représentants des services de sécurité ainsi que plusieurs acteurs de la société civile.
Le thème retenu pour ces assises était : "population et sécurité publique : quelles solutions locales face à l’insécurité ? cas du quartier hewa bora".
Prenant la parole en premier, le commissaire supérieur adjoint chargé de la police de proximité dans le Haut-Katanga, le major Adolphe Kalenga, a développé le sous-thème : "Police de proximité et collaboration citoyenne dans la lutte contre l’insécurité".
Il a insisté sur la nécessité d’instaurer un dialogue permanent entre les forces de l’ordre et la population, fondé sur la confiance mutuelle et le respect des droits humains. Pour lui, la sécurité ne peut être garantie par la police seule.
"La sécurité est une affaire de tout le monde", a-t-il souligné, appelant les habitants à collaborer avec les services de sécurité et à signaler tout comportement susceptible de menacer la tranquillité publique.
De son côté, Bruno Kwete, conseiller chargé de la sécurité au ministère provincial de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, s’est penché sur la "participation communautaire et les solutions locales face à l’insécurité".
Devant le conseiller, les participants ont évoqué plusieurs facteurs susceptibles de favoriser l’insécurité dans le quartier Hewa-Bora, notamment la présence des nganda de chanvre, le mauvais état des routes, le manque d’électricité, l’implication de certains jeunes dans les activités des partis politiques, ainsi que l’insuffisance des effectifs de la police.
Face à ces défis, Bruno Kwete a encouragé les habitants à privilégier la collaboration avec les forces de l’ordre et à participer activement aux initiatives visant à améliorer la sécurité dans leur milieu de vie.
Cette tribune a ainsi constitué un espace de dialogue direct entre la population, les autorités administratives et les services de sécurité. Elle a permis aux habitants de Hewa-Bora d’exposer leurs préoccupations et de réfléchir, avec les différents acteurs, à des réponses adaptées aux réalités du quartier.
À travers cette démarche, l’ADGRN/ONGD et ses partenaires entendent promouvoir une gouvernance sécuritaire davantage participative, où la population n’est plus seulement bénéficiaire de la sécurité, mais devient également un acteur de sa construction.

