Par Jules Mbuyu
Le coordonnateur national de la Coalition de l'Article 5 (C5), Maître Caleb Banza Mwembo, a estimé que les grandes décisions relatives à l'avenir de la République démocratique du Congo doivent être prises avec l'adhésion du peuple congolais et non par les seuls acteurs politiques.
S'exprimant lors d'un point de presse organisé ce dimanche 12 juillet 2026 à Lubumbashi, à l'occasion de la présentation d'une correspondance adressée au président de la République du Burundi et président en exercice de l'Union africaine, Évariste Ndayishimiye, le leader de la C5 a plaidé pour une gouvernance fondée sur la souveraineté populaire.
"La destinée de la RDC ne doit pas se décider dans les salons politiques. Elle doit être déterminée par le peuple congolais, seul détenteur de la souveraineté nationale", a déclaré Caleb Banza.
Le coordonnateur de la C5 a invité les autorités et les acteurs politiques à tirer les enseignements du référendum constitutionnel de 2005, estimant que toute consultation populaire doit être précédée d'un débat national inclusif, libre et suffisamment éclairé.
Il a également dénoncé les mobilisations politiques qu'il juge motivées par des intérêts financiers plutôt que par une véritable adhésion citoyenne.
Selon lui, les réformes majeures touchant à l'avenir du pays ne peuvent être légitimes que si elles reposent sur une participation active et consciente des citoyens, conformément à l'article 5 de la Constitution, qui consacre la souveraineté du peuple.
À travers cette déclaration, la Coalition de l'Article 5 réaffirme son plaidoyer en faveur d'un dialogue civique inclusif, estimant que seule une large consultation populaire est susceptible de garantir la stabilité institutionnelle et une paix durable en République démocratique du Congo.
