Par Jules Mbuyu
La Coalition de l’Article 5 de la Constitution (C5) a été officiellement lancée ce mercredi 03 juin 2026 à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Cette nouvelle plateforme citoyenne se présente comme un cadre de réflexion et d’échanges visant à replacer le peuple au cœur du débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Le lancement est intervenu au cours d’un point de presse animé par son initiateur, Maître Caleb Banza, en présence de plusieurs étudiants issus des institutions supérieures et universitaires de Lubumbashi.
Dans son intervention, Maître Caleb Banza a critiqué les positions qu’il juge extrêmes adoptées par certaines plateformes politiques autour de la question de la Constitution. Selon lui, aussi bien les acteurs opposés à toute réforme que ceux qui militent ouvertement pour une modification de la Loi fondamentale abordent le sujet sous un angle essentiellement politique.
"D’un côté, le C64 de l’opposition s’oppose à tout changement de la Constitution sans fournir davantage d’explications. De l’autre, le C4 de la majorité semble ne prôner que le changement de la Constitution au bénéfice du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo", a-t-il déclaré.
Pour l’initiateur de la C5, ces positions traduisent davantage des calculs politiques que la recherche de solutions aux préoccupations réelles de la population.
"Cela nous donne l’impression que la démarche de ces deux plateformes politiques est purement politique, faite de calculs politiciens. Il n’y a pas de véritable débat sur le développement du pays. La C5 refuse que le débat républicain soit confisqué par une élite politique, quelle qu’elle soit. Nous voulons un débat qui rende au peuple sa place, conformément à l’esprit de l’article 5 de la Constitution", a-t-il affirmé.
Plaçant la jeunesse au centre de son action, la Coalition de l’Article 5 estime que les discussions sur l’avenir du pays doivent avant tout répondre aux attentes de la jeunesse.
"Nous voulons que la jeunesse soit considérée à sa juste valeur et qu’elle soit au centre d’un débat constructif. Notre souhait est de voir les différents acteurs s’unir autour d’un débat consacré à l’avenir de la jeunesse congolaise", a soutenu Maître Caleb Banza.
S’interrogeant sur l’efficacité de l’actuelle Constitution face aux défis socio-économiques, il a appelé les différents camps politiques à démontrer concrètement en quoi leurs positions peuvent contribuer à améliorer les conditions de vie du peuple.
"Est-ce que cette Constitution permet réellement de créer davantage d’emplois pour la jeunesse ? Si oui, que l’opposition l’explique. Sinon, que le C4 explique également sa position. Le véritable détenteur du pouvoir reste le peuple, et c’est lui qui doit être placé au centre de toutes les réflexions", a-t-il ajouté.
À travers cette initiative, la Coalition de l’Article 5 entend promouvoir une prise de conscience citoyenne et encourager un débat national axé sur les préoccupations concrètes de la population, notamment l’emploi, l’éducation, le développement et l’avenir de la jeunesse congolaise.

