Par David Sangwa
La ville de Lubumbashi située dans la province du Haut-Katanga les mouvements citoyens LUCHA et FILIMBI, a connu un moment fort. En effet, les membres du consortium "Le Congo n’est pas à vendre", ont lancé ce vendredi 17 avril 2026, une campagne de sensibilisation autour des enjeux liés au contrat Sicomines et à son Avenant 5.
Lors de cette activité qui a réuni des milliers des Lushois, les militants de ces mouvements citoyens ont dénoncé la persistance de déséquilibres dans ce partenariat sino-congolais, pourtant révisé à plusieurs reprises.
Selon eux, les ajustements introduits, notamment via l’Avenant 5, ne garantissent toujours pas une protection suffisante des intérêts nationaux.
Face à la population, Bienvenu Matanda de Filimbi a expliqué que ce contrat, fondé sur un échange de ressources minières contre des infrastructures, comporte encore de nombreuses zones d’ombre. Ils pointent notamment un manque à gagner significatif pour l’État congolais, estimé à 412 millions de dollars entre 2024 et 2026, soit près d’un demi-million de dollars perdus chaque jour. Sur toute la durée de l’avenant, ces pertes pourraient dépasser 2,3 milliards de dollars américains.
Ces révélations ont suscité une vive indignation au sein de la population sensibilisée, qui dénonce la persistance d’un déséquilibre dans la gestion des ressources nationales.
Intervenant au cours de cette campagne, Prince Kilundu, membre du CNPV, a insisté sur la nécessité de réaliser un audit crédible afin d’identifier les failles du contrat et d’ouvrir la voie à une renégociation plus équitable.
Au-delà de la dénonciation, LUCHA et FILIMBI ambitionnent également de renforcer la participation citoyenne dans les débats liés à la gouvernance minière. Les organisateurs appellent ainsi les Congolais à s’approprier ces questions stratégiques, essentielles pour l’avenir économique du pays.
Ils exhortent enfin les autorités à revoir en profondeur les termes de cet accord, afin de garantir une répartition plus juste et transparente des richesses issues de l’exploitation minière.
Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions du consortium "Le Congo n’est pas à vendre", qui milite pour la transparence, la redevabilité et la défense des intérêts nationaux dans les partenariats économiques internationaux.
