Par Dynamik Infos.com
Un incident tragique s’est produit ce mardi 31 mars 2026 au centre d’encadrement et de réinsertion Félix Tshisekedi, situé à Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami, au sud-est de la République démocratique du Congo.
Selon plusieurs vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux, des jeunes bâtisseurs, anciens kulunas en formation, ont exprimé leur ras-le-bol face à une prétendue prime qui leur aurait été promise, ainsi qu’à la prolongation de leur durée de formation. Dans un mouvement de colère, ces derniers ont manifesté pour réclamer la régularisation de leur situation.
Face à cette agitation, les forces de l’ordre sont intervenues pour tenter de rétablir le calme. Mais la situation a rapidement dégénéré lorsqu’un militaire a fait usage de son arme à feu, tirant à balles réelles sur les manifestants.
Selon les premières informations, ces tirs ont causé plusieurs blessés, dont certains dans un état grave.
Dans un communiqué publié ce jeudi 2 avril 2026, le Service national, dirigé par le Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, est revenu sur les circonstances de cet incident. Le document, signé par le colonel Mwaku Mutshiala David, Directeur de cabinet du Commandant du Service National, évoque l’origine de la tension :
"Tout est parti d’une fausse rumeur relative à une prétendue prime qu’on leur devait et à la prorogation de la durée de leur formation".
Le communiqué précise également que la situation a rapidement dégénéré au sein du centre :
"Ils se sont mis à s’attaquer aux biens du centre, casser les vitres, brûler les matelas sur lesquels ils dorment et s’en sont même pris au Commandant du centre qui essayait de les calmer".
C’est dans ce contexte qu’un militaire est intervenu de manière disproportionnée :
"Alors que des tentatives de rétablissement de l’ordre étaient en cours, un militaire a malheureusement fait usage de son arme à feu, causant six (6) blessés parmi les bâtisseurs, dont deux grièvement".
Réagissant à ce drame, le Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a ordonné des mesures immédiates. Le militaire présumé auteur des tirs a été interpellé et remis à l’auditorat militaire de garnison de Kamina, qui a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités.
Les blessés ont été rapidement pris en charge et transférés à la clinique du Service national, où ils reçoivent des soins appropriés.
Le Service national a fermement condamné cet acte :
"Le Service National condamne avec la plus grande rigueur cet acte inacceptable qui constitue une violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine. Aucune dérive ne sera tolérée".
L’institution annonce par ailleurs des mesures correctives immédiates, notamment le renforcement de l’encadrement, des mécanismes de supervision et du dispositif de gestion des situations de tension au sein du centre.
Enfin, elle appelle à l’apaisement et met en garde contre toute manipulation de l’information :
"Le Service National appelle au calme, à la retenue et au sens de responsabilité de tous, et met en garde contre toute tentative de désinformation".
Et de conclure :
"Cet acte isolé, bien que grave, ne saurait remettre en cause les objectifs, les valeurs et la mission républicaine du Service National".


