Par Jonathan Basimaki depuis Bunia
Situé à plus de 50 kilomètres au nord-est de Bunia, le centre de Pimbo, chef-lieu du secteur de Walendu Djatsi, en territoire de Djugu, fait face depuis plusieurs années à une absence quasi totale de couverture des réseaux de téléphonie mobile.
Une situation qui suscite une profonde déception au sein de la population locale, majoritairement paysanne.
Selon les leaders communautaires, cet enclavement numérique est d’autant plus préoccupant que la zone présente une importance économique et sécuritaire stratégique.
"Pour communiquer avec un proche ou accéder à l’internet via les réseaux Vodacom, Airtel ou Orange, il faut escalader une colline éloignée du centre afin d’avoir un minimum de signal", déplore Baraka Pkane Archanges.
Secrétaire de l’association culturelle LORI/Djatsi, il rappelle que Pimbo, siège de l’institution coutumière du secteur, est situé le long de la Route Nationale n°27 (RN27), un axe vital pour les échanges commerciaux et la sécurité de la région.
Il appelle ainsi les responsables des sociétés de télécommunication à prendre des dispositions urgentes afin de désenclaver cette contrée.
"Aujourd’hui, pour espérer capter le réseau, il faut se rapprocher de Fataki, situé à plus de 30 kilomètres de Pimbo. De Djugu-centre à Pimbo, en passant par plusieurs villages périphériques, toute la communauté souffre de cette situation", insiste-t-il.
Le territoire de Djugu, deuxième plus vaste et l’un des plus peuplés de la province de l’Ituri, reste largement confronté à un déficit de couverture téléphonique. Plusieurs voix continuent de s’élever pour réclamer le désenclavement numérique de cette partie du pays, considéré aujourd’hui comme un besoin essentiel.
