Par Emilienne Akaleng
La Route Laurent-Désiré Kabila, située au quartier CRAA - Usine, dans la commune de Kampemba à Lubumbashi, présente aujourd’hui un visage alarmant. Cette artère d’intérêt communautaire, pourtant très fréquentée, est dans un état de dégradation très avancé, une situation qui s’aggrave davantage en cette période pluvieuse.
Sur place, le constat est amer : nids-de-poule profonds, flaques d’eau stagnantes, véritables bains de cochon, boue omniprésente et chaussée quasi impraticable. Véhicules comme piétons peinent à circuler, au risque d’accidents et de pannes mécaniques répétées.
"Chaque jour, nos voitures s’abîment ici. Amortisseurs, pneus, tout est détruit. On ne sait plus rouler normalement", se plaint Jean-Claude, chauffeur de taxi-bus.
Même son de cloche du côté des habitants du quartier, qui dénoncent une situation devenue insupportable.
"Quand il pleut, cette route devient un calvaire. Les enfants arrivent à l’école couverts de boue, et les malades ont du mal à rejoindre les centres de santé", témoigne Maman Chantal, résidente du quartier CRAA.
Pour Patrick, chaufffeur de tricycle, la route est tout simplement dangereuse :
"Ici, on tombe presque chaque semaine. La nuit, c’est pire, on ne voit pas les trous. Cette route est un danger public".
Au-delà des désagréments quotidiens, cette image de délabrement porte atteinte à l’esthétique et à la réputation de la ville de Lubumbashi, pourtant considérée comme l’une des capitales économiques du pays.
Face à cette situation jugée catastrophique, la population du quartier CRAA lance un cri d’alarme aux autorités compétentes, en particulier au Gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, afin qu’une solution urgente et durable soit trouvée pour la réhabilitation de cette route stratégique.
"Nous ne demandons pas un luxe, mais une route praticable. Les autorités doivent nous entendre", insiste un notable du quartier.
En attendant une intervention, les usagers continuent de subir les conséquences d’une voirie en souffrance, espérant que cet appel ne restera pas lettre morte.
Pour rappel, cette route mène directement vers l’entreprise minière CDM.
