Par Jonathan Basimaki, à Bunia
Alors que la province de l’Ituri continue de sombrer dans une insécurité persistante, le parti politique Action Démocratique Nationale (ADENA) monte au créneau. Par la voix de son Secrétaire Général Claude LOKANA, l’ADENA a dénoncé ce jeudi 9 janvier 2026 l’inaction des autorités militaires sous l’état de siège, face aux tueries répétées des civils, y compris dans des zones urbaines comme la ville de Bunia.
Selon Claude Lokana, la mission du Gouverneur militaire, Lieutenant-Général Luboya N’kashama Jonny, censée restaurer l’autorité de l’État et garantir la sécurité des populations, semble aujourd’hui "virer à l’échec".
"L’Ituri est devenue une boucherie. On tue chaque jour. Le gouverneur militaire doit accomplir la mission pour laquelle le Chef de l’État lui a fait confiance", s’est-il indigné.
Il cite, entre autres, l’assassinat du journaliste et photographe Thierry Lole dans un quartier sécurisé de Bunia, ou encore la disparition de l’ingénieur agronome Bungamuzi entre Nyankunde et Marabo, dans le territoire d’Irumu, une zone autrefois relativement calme.
"Irumu avait prêché la paix, mais commence à enregistrer des cas d’enlèvements. Nous tirons la sonnette d’alarme" a ajouté Claude Lokana.
Le secrétaire général de l’ADENA estime que le gouverneur Luboya dispose de tous les moyens pour atteindre ses objectifs, mais que son entourage proche serait un frein à l’efficacité de son action.
Concernant la situation tendue à Bule, dans le territoire de Djugu, où l’armée affronte la milice CRP de Thomas Lubanga, l’ADENA appelle les autorités militaires à imposer l’ordre républicain.
"Le peuple de Djugu doit soutenir les FARDC et refuser tout appui à la milice locale. Seule la paix durable permettra à cette province de respirer à nouveau" a-t-il insisté.
À travers cette sortie, l’ADENA rappelle que la sécurité reste le socle de tout développement et que la responsabilité première des animateurs de l’état de siège est d’y veiller sans faille.
