Par Jonathan Basimaki, à Bunia
Dans un contexte marqué par une accalmie progressive dans la région, la milice Forces Patriotes et Intégrationnistes du Congo (FPIC) relance le débat sur l’importance de la cohabitation pacifique entre les communautés locales.
Cet appel a été réaffirmé ce jeudi 29 janvier, lors d’un meeting populaire tenu au village Bunga 1, le long de la Route Nationale n°27, en présence du chef de groupement Babulaba, dans la chefferie de Baoboa-Bokoe, territoire d’Irumu.
Prenant la parole, le chef adjoint de la FPIC, le général autoproclamé Saddam, a insisté sur la cessation immédiate des violences armées dans la zone. Il a appelé l’ensemble des groupes armés actifs dans la région à privilégier la paix afin de permettre le retour des déplacés dans les villages Bunga 1 et Bunga 2, au groupement Babulaba.
"Comme le souhaite notre chef d’état-major, Hérode, le temps de la guerre et des tueries est révolu. Nous sommes appelés à accompagner le gouvernement pour garantir la sécurité de notre population", a-t-il déclaré.
Le chef adjoint de la FPIC a également invité les populations ayant fui les localités de Bamumu, Djadja, Soleniama et environs à regagner leurs villages et à reprendre librement leurs activités quotidiennes. Il a par ailleurs dénoncé la CRP, qu’il a qualifiée de principal ennemi dans la région.
De son côté, le chef du groupement Babulaba, Ndudanga Poli Dieudonné, a précisé que ce meeting visait avant tout à rassurer les populations déplacées afin qu’elles regagnent leurs parcelles abandonnées. Il a également encouragé la reprise immédiate des activités scolaires, paralysées depuis près d’un mois dans ces villages.
Il a exhorté la population locale à faire confiance aux Forces armées de la RDC (FARDC) déployées sur le terrain et à rejeter les fausses rumeurs, souvent propagées par des personnes de mauvaise foi et susceptibles de provoquer des paniques inutiles au sein des communautés locales.
Situés le long de la RN27, les villages Bunga 1 et Bunga 2 constituent un carrefour stratégique reliant plusieurs entités des communautés Hema, Lendu, Bira, entre autres. Ces localités restent régulièrement exposées aux influences négatives des groupes armés opérant dans la région.

