Lubumbashi : les habitants de Bongonga appelés à proposer des solutions locales contre l'insécurité

 

Par Jules Mbuyu


Face à la recrudescence de l'insécurité dans plusieurs quartiers de Lubumbashi, la Coordination provinciale de l'ADGRN/ONGD, en partenariat avec la Fondation Hanns Seidel et en collaboration avec les autorités du quartier Bongonga, a organisé ce samedi 18 juillet 2026 une Tribune d'Expression Populaire au bureau du quartier Bongonga, dans la commune de Kampemba.

Placée sous le thème "Population et sécurité publique : quelles solutions locales face à l'insécurité ? Cas du quartier Bongonga", cette rencontre qui a connu la présence du Président du Conseil communal de Kampemba honorable Jean-Pierre Ntalaja, des membres de la société civile, des forces vives et autres, avait pour objectif de créer un cadre de dialogue entre les autorités, les services de sécurité et les habitants afin d'identifier des solutions concrètes et durables aux défis sécuritaires.

Après le mot de bienvenue du chef de quartier Bongonga, plusieurs intervenants ont animé les échanges.

Le premier exposé a été présenté par le commissaire supérieur principal Arthur Mahamba, directeur à la Direction des Études et de la Planification (DEP) du Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC/Haut-Katanga). Il a ensuite cédé la parole au Major Adolphe Kalenga, commissaire supérieur adjoint de la Police de proximité, qui est intervenu sur le thème "Police de proximité et collaboration citoyenne dans la lutte contre l'insécurité". Il a insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre la population et les forces de l'ordre afin de prévenir efficacement la criminalité.

Le deuxième exposé a été animé par Bruno Kwete, conseiller en charge de la sécurité au ministère provincial de l'Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Son intervention, intitulée "Participation communautaire et solutions locales face à l'insécurité", a porté sur les mécanismes permettant d'impliquer davantage les citoyens et les structures communautaires dans la prévention et la gestion des problèmes sécuritaires.

Au cours des échanges, plusieurs facteurs alimentant l'insécurité dans le quartier Bongonga ont été identifiés. Parmi eux figurent la pauvreté, la consommation de drogues, le manque d'éclairage public, l'urbanisation non planifiée avec des habitations souvent dépourvues de numérotation, la faible collaboration entre la population et les services de sécurité, la circulation illicite des armes ainsi que l'action de groupes de jeunes délinquants communément appelés "Ya Bilari" et d'autres réseaux criminels organisés.

S'exprimant à cette occasion, le coordonnateur provincial de l'ADGRN, Joseph Ntumba, a rappelé que cette tribune s'inscrivait dans une approche de gouvernance sécuritaire participative.

"Il est temps que les communautés locales proposent elles-mêmes des réponses durables face à l'insécurité", a-t-il déclaré.

À travers cette initiative, l'ADGRN, avec l'appui de la Fondation Hanns Seidel, entend promouvoir une culture de dialogue, de prévention et de responsabilité partagée, en faisant de la population un acteur central de la sécurité publique. Les organisateurs espèrent que les recommandations issues de cette tribune contribueront à renforcer la coopération entre les citoyens, les autorités locales et les forces de sécurité afin d'améliorer durablement la quiétude des habitants de Bongonga et des autres quartiers de Lubumbashi.


Enregistrer un commentaire

Plus récente Plus ancienne