Kolwezi : le CNPAV et Afriwatch dénoncent les disparités salariales dans la fonction publique et appellent à des réformes

 


Par Jules Mbuyu 


Le Consortium "Le Congo n'est pas à vendre" (CNPAV) a organisé, ce mardi 21 juillet 2026 à Kolwezi, dans la province du Lualaba, une Tribune d'expression populaire consacrée aux disparités salariales dans la fonction publique congolaise. Cette activité a permis de sensibiliser la population sur les inégalités de rémunération au sein des institutions publiques et de plaider en faveur d'une réforme du système salarial.

Au cours des échanges, Bienvenu Matanda, membre du CNPAV, a présenté et analysé une note produite par Afriwatch, organisation membre du consortium, portant sur les déséquilibres salariaux observés dans l'administration publique.

Selon lui, les écarts de rémunération entre les différentes catégories d'agents de l'État constituent un frein à la justice sociale et à la bonne gouvernance.

"Les disparités salariales que nous observons aujourd'hui traduisent une injustice institutionnalisée. Elles fragilisent la cohésion sociale et compromettent les efforts de développement de notre pays", a déclaré Bienvenu Matanda.

Au cours de son exposé, il a mis en évidence plusieurs facteurs à l'origine de cette situation. Il a notamment évoqué une injustice salariale institutionnalisée, un train de vie élevé des institutions publiques, un manque de transparence dans la rémunération des agents de l'État, des mécanismes de contrôle insuffisants ou contournés, ainsi que les conséquences sociales et économiques de ces inégalités.

"Pendant que certains bénéficient de rémunérations très élevées, une grande partie des agents publics peine à vivre dignement. Cette situation alimente les frustrations, affaiblit les services publics et accentue les inégalités sociales", a-t-il souligné.

Face à ce constat, le CNPAV formule plusieurs recommandations destinées aux autorités congolaises. Le consortium plaide notamment pour :

- une harmonisation nationale des rémunérations dans la fonction publique ;

- une réduction drastique du train de vie des institutions publiques ;

- le renforcement des mécanismes de contrôle et de transparence ;

- la priorisation des investissements sociaux et productifs ;

- l'adoption d'une loi encadrant la régulation des rémunérations publiques.

Pour Bienvenu Matanda, ces réformes sont indispensables afin de garantir une gestion plus équitable des ressources publiques.

"Les richesses nationales doivent profiter à tous les Congolais. Il est temps de mettre en place un système de rémunération juste, transparent et fondé sur l'équité", a-t-il affirmé.

En clôturant son intervention, il a invité les citoyens à rester mobilisés afin de soutenir les initiatives visant une meilleure répartition des ressources nationales.

"Nous appelons la population à se mobiliser dans les prochains jours pour exiger une répartition équitable des ressources nationales et une gouvernance plus responsable des finances publiques", a conclu Bienvenu Matanda.

À travers cette tribune, le CNPAV et Afriwatch entendent poursuivre leur plaidoyer en faveur d'une réforme de la gouvernance publique, estimant que la réduction des disparités salariales constitue une étape essentielle pour renforcer la justice sociale, améliorer les services publics et promouvoir un développement inclusif en République démocratique du Congo.

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