Sécurité de proximité : Experts et élus locaux outillés à Lubumbashi pour des solutions durables



Par Emilienne Akaleng 


Comment traduire les inquiétudes sécuritaires de la population en plans d’action concrets ? C’est à cette question qu’a répondu le séminaire organisé pendant deux jours, du lundi 27 au mardi 28 avril 2026, par l’Action pour le Développement et la Gestion des Ressources Naturelles (ADGRN), avec l’appui financier de la Hanns Seidel Foundation.  

Placées sous le thème "Méthodes de recherche de solutions durables aux problèmes de sécurité exprimés par la population", ces assises ont réuni les conseillers communaux des 7 communes de Lubumbashi, aux côtés d’experts et d’acteurs de la sécurité.

À l’ouverture, Joseph Ntumba, Coordonnateur provincial de l’ADGRN Haut-Katanga, a rappelé l’enjeu : "Les conseillers communaux ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre l’insécurité dans leurs communes respectives". Pour lui, la sécurité de proximité ne peut se construire sans les élus qui vivent au quotidien les réalités des quartiers.

Premier orateur, Joe Katumwa Musol, expert en gouvernance locale et décentralisation, a présenté une approche méthodologique simplifiée d’élaboration du Diagnostic Local de Sécurité (DLS) et du Plan Local de Sécurité (PLS). Basée sur les directives officielles et le décret n°22/44 du 06 décembre 2022, sa démarche tient en trois étapes : identifier les problèmes sécuritaires exprimés par la population, établir un diagnostic de base, puis élaborer un plan de mise en œuvre avec suivi-évaluation.

Le deuxième jour, Bruno Kwete, conseiller en charge de la sécurité au ministère de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, a détaillé les principes fondamentaux du DLS. Il a insisté sur la rigueur des étapes du diagnostic, condition essentielle pour que les solutions proposées répondent aux besoins réels des communautés.

Clôturant les exposés, Adolphe Kalenga, commissaire supérieur adjoint de la police de proximité, a développé le Plan Local de Sécurité du point de vue opérationnel.

"La police doit anticiper, connaître et dissuader les menaces liées à l’insécurité au sein de la population", a-t-il martelé, soulignant l’importance de la prévention et de la connaissance du terrain.

Pour Jean-Pierre Ntalaja, président du Conseil communal de Kampemba, ces deux jours d’échanges sont à saluer. Il a remercié l’ONGD ADGRN et son partenaire Hanns Seidel Foundation, formulant le vœu que "ces genres d’activités soient pérennisés" pour renforcer durablement la gouvernance sécuritaire locale.

En deux jours, le séminaire aura posé les bases d’une approche commune : partir de la population, outiller les élus, et coordonner l’action de la police pour que la sécurité de proximité cesse d’être un slogan et devienne une réalité dans les communes de Lubumbashi.

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