Par Emilienne Akaleng
Les mouvements citoyens LUCHA et FILIMBI ont officiellement informé les autorités de Lubumbashi de l’organisation d’une marche pacifique prévue le 12 avril 2026. Dans une correspondance adressée à la mairie, ces organisations affirment agir "conformément à l’article 26 de la Constitution de la République démocratique du Congo", garantissant la liberté de manifestation.
Selon les initiateurs, cette mobilisation intervient dans un contexte socio-économique jugé préoccupant.
"Dans un contexte marqué par des difficultés persistantes, notamment le chômage, l’insécurité et le manque d’infrastructures, il apparaît inacceptable d’imposer à la RDC une responsabilité supplémentaire", indiquent-ils.
La marche partira de l’avenue Kimbangu pour chuter devant le gouvernorat, avec pour objectif principal de dénoncer le projet d’accueil sur le territoire congolais de migrants expulsés des États-Unis.
Les organisateurs précisent également les motivations de leur action citoyenne.
"Par cette marche, la LUCHA et FILIMBI entendent exprimer leur rejet de cet accord jugé inapproprié et non consensuel", peut-on lire dans le document. Ils ajoutent vouloir "sensibiliser l’opinion publique sur les enjeux de cette décision", tout en espérant que les autorités prendront les dispositions nécessaires pour encadrer cette manifestation.
Pour rappel, la République démocratique du Congo a accepté d'accueillir les migrants expulsés des États-Unis qui ne sont pas eux-mêmes congolais, dans le cadre d'un accord entré en vigueur ce mois-ci, ont indiqué des responsables.
Le ministère de la Communication avait déclaré qu'un système d'accueil temporaire avait été mis en place, tandis que des structures destinées à héberger les arrivants avaient été sélectionnées dans la capitale, Kinshasa.
Un "soutien logistique et technique" sera fourni par les États-Unis, a indiqué le communiqué publié dimanche, précisant que le gouvernement congolais n'aurait aucun coût financier à supporter dans le cadre de ce dispositif.
Le gouvernement n'a pas précisé combien de personnes expulsées il accepterait. Les États-Unis ont déjà envoyé des personnes expulsées vers plusieurs autres pays d'Afrique dans le cadre de la répression menée par Washington contre l'immigration.
