RDC : Dany Kabongo initie une motion de défiance contre Modeste Bahati Lukwebo

 


Par Dynamik Infos.com 


La scène politique en République démocratique du Congo est secouée par une nouvelle controverse au Sénat. Le deuxième vice-président de la chambre haute, Modeste Bahati Lukwebo, fait désormais face à une motion de défiance après sa récente prise de position publique sur la question de la révision de la Constitution.

La démarche a été initiée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya, qui a déposé cette motion à quelques jours de la reprise des travaux parlementaires.

À l’origine de cette initiative, une déclaration de Bahati Lukwebo devenue virale :

"Le Congo n’a pas un problème de texte mais d’hommes", avait-il affirmé, exprimant ainsi son opposition à l’idée de modifier ou de réviser la Constitution, un projet soutenu par certains membres de l’Union sacrée de la nation et par le président de la République, Félix Tshisekedi.

Interrogé par plusieurs médias, le sénateur Dany Kabongo estime que ces propos traduisent un manque de considération envers le chef de l’État, qu’il présente comme **l’autorité morale de l’Union sacrée**.

"Ses propos ne sont pas appropriés. C’est un manque de respect envers l’autorité morale, qui est à la base de l’Union sacrée. En tant que dirigeant, il aurait dû se référer à cette autorité avant de prendre la parole", a-t-il déclaré.

L’élu a également annoncé qu’il détaillera prochainement d’autres griefs qui, selon lui, justifient cette motion de défiance.

La polémique trouve son origine dans une conférence de presse tenue mercredi, au cours de laquelle Modeste Bahati Lukwebo a réaffirmé son opposition à toute modification de la Constitution. 

Selon lui, le texte fondamental actuel ne constitue pas un obstacle au développement du pays, et les priorités devraient plutôt être orientées vers des actions concrètes en faveur du bien-être de la population.

Cette position a rapidement suscité des réactions au sein du camp présidentiel. Certains cadres proches de la majorité estiment que cette déclaration va à l’encontre de la vision portée par le chef de l’État et par plusieurs responsables de l’Union sacrée.

D’après certaines sources parlementaires, une trentaine de signatures auraient déjà été recueillies en soutien à cette motion de défiance visant le professeur Modeste Bahati Lukwebo.

L’évolution de ce dossier pourrait alimenter davantage les débats politiques à l’approche de la reprise des travaux au Sénat.

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