Par Jonathan Basimaki depuis Bunia
Les activités commerciales ont été fortement perturbées au marché central de Bunia, le jeudi 12 mars, où plusieurs commerçants ont décidé de fermer les portes de leurs boutiques pour dénoncer ce qu’ils qualifient de sur-taxation et de hausse abusive des impôts par le bureau provincial de la Direction Générale des Impôts (DGI).
À travers ce mouvement de protestation, les opérateurs économiques ont voulu exprimer leur ras-le-bol face aux charges fiscales jugées excessives, ainsi qu’aux tracasseries administratives et financières dont ils affirment être victimes.
Réagissant à cette situation, l’acteur politique Reagan Kambale a salué ce qu’il considère comme un réveil de la conscience patriotique de la population. Selon lui, il s’agit d’un acte de bravoure posé par des citoyens actifs et dynamiques qui cherchent à revendiquer leurs droits face à une pression fiscale jugée injuste.
D’après lui, plusieurs commerçants, y compris des micro-entreprises, seraient soumis à des taxations multiples, notamment le paiement de la TVA à plusieurs niveaux sur le terrain. Une situation qu’il juge paradoxale, surtout dans une province comme l’Ituri, placée sous état de siège et qui devrait, selon lui, bénéficier de mesures d’allègement fiscal pour soutenir la relance économique.
L’acteur politique estime également que cette pression fiscale a des répercussions directes sur l’économie locale, le coût des taxes étant finalement répercuté sur le dernier maillon de la chaîne, à savoir le consommateur, c’est-à-dire la population.
Pour Reagan Kambale, l’État devrait plutôt accompagner et soutenir les commerçants, moteurs de l’économie locale, au lieu de les étouffer par une fiscalité excessive. Il a ainsi appelé à l’ouverture d’un dialogue constructif entre la DGI et les opérateurs économiques, afin d’éviter une amplification du mouvement de grève dans toute la ville.
Finalement, le mouvement a été levé le vendredi 13 mars, après un échange entre les deux parties sous la médiation du président provincial de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) en Ituri. Cette médiation a permis d’apaiser les tensions et de relancer les activités commerciales dans la ville.
