Par Dynamik Infos.com
Une pétition visant le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a été déposée ce lundi au Sénat de la République démocratique du Congo. L’initiative est portée par plusieurs sénateurs, conduits par Dany Kabongo, qui affirment toutefois que leur démarche n’est pas directement liée aux propos récents du leader de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés sur la Constitution.
Selon les initiateurs, la pétition a déjà recueilli plusieurs signatures au sein de la chambre haute du Parlement, dépassant largement le seuil requis pour être examinée.
La polémique est née à la suite d’un point de presse tenu le 4 mars à Kinshasa, au cours duquel Modeste Bahati Lukwebo s’était exprimé sur le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution.
Lors de cette sortie médiatique, il avait notamment déclaré :
"Ceux qui ont protégé la même Constitution hier sont les mêmes qui veulent la changer aujourd’hui. Si ceux qui ont 50 ou 60 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu’une Constitution de 20 ans soit vieille ?"
Dans la même logique, le sénateur avait estimé que le problème de la RDC ne résidait pas dans les textes juridiques mais plutôt dans leur application.
"Le problème n’est pas la Constitution, mais les hommes qui ne l’appliquent pas", avait-il soutenu, appelant à privilégier un changement de mentalités avant toute modification de la loi fondamentale.
Face à la vague de réactions provoquées par ses déclarations, Modeste Bahati Lukwebo est revenu quelques jours plus tard pour préciser sa pensée.
Dans une communication adressée aux sénateurs, il a affirmé que ses propos avaient été mal interprétés.
"Ma réponse a été mal comprise. Je disais simplement qu’il faut d’abord changer les mentalités avant de changer la Constitution", a-t-il expliqué, précisant qu’il n’était pas opposé à un débat sur la question.
Il a également réaffirmé sa loyauté envers le président Félix Tshisekedi et son engagement au sein de l’Union sacrée de la Nation.
Malgré ces clarifications, la tension persiste au sein du Sénat. Les initiateurs de la pétition affirment vouloir défendre le bon fonctionnement de l’institution et maintenir la discipline au sein du bureau de la chambre haute.
Modeste Bahati Lukwebo est membre au sein du presidium de l’union sacrée de la Nation.
