Par Jules Mbuyu
Situé à plus de 10 kilomètres du centre-ville de Lubumbashi, le quartier Chine, dans la commune de Kampemba, fait face depuis un certain temps à des problèmes d’insécurité.
Pour réfléchir aux moyens de relever ce défi, l’ONGD Action pour le Développement et la Gestion des Ressources Naturelles (ADGRN), en collaboration avec le Conseil communal de Kampemba et avec l’appui de la Fondation Hanns Seidel, a organisé ce samedi 19 septembre 2026 une tribune d’expression populaire consacrée à la gouvernance sécuritaire.
Les échanges ont réuni le président du Conseil communal de Kampemba, Jean-Pierre Ntalaja, le chef du quartier Chine, des cadres de base, des représentants des services de sécurité ainsi que plusieurs acteurs de la société civile et des partis politiques, notamment l’UDPS, l’UNAFEC et Ensemble.
Placée sous le thème "Population et sécurité publique : quelles solutions locales face à l’insécurité ? Cas du quartier Chine", cette rencontre a permis aux participants d’identifier les causes de l’insécurité et d’explorer des pistes de solutions adaptées aux réalités locales.
Prenant la parole en premier, le commissaire supérieur adjoint chargé de la police de proximité dans le Haut-Katanga, le major Adolphe Kalenga, a développé le sous-thème : "Police de proximité et collaboration citoyenne dans la lutte contre l’insécurité".
Il a insisté sur la nécessité d’instaurer un dialogue permanent entre les forces de l’ordre et la population, basé sur la confiance mutuelle et le respect des droits humains. Selon lui, la sécurité ne peut être assurée par la police seule.
"La sécurité est une affaire de tout le monde", a-t-il souligné, appelant les habitants à collaborer avec les services de sécurité et à signaler tout comportement susceptible de menacer la tranquillité publique.
De son côté, Bruno Kwete, conseiller chargé de la sécurité au ministère provincial de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires coutumières, s’est penché sur le sous-thème "la participation communautaire et des solutions locales face à l’insécurité"..
Au cours des échanges, les participants ont relevé plusieurs facteurs susceptibles de favoriser l’insécurité dans le quartier Chine. Ils ont notamment cité la présence de nganda de chanvre, le mauvais état des routes, le manque d’éclairage public, l’implication de certains jeunes dans les activités des partis politiques, l’insuffisance des effectifs de la police ainsi que le chômage.
Face à ces défis, Bruno Kwete a encouragé la population à renforcer sa collaboration avec les forces de l’ordre et à participer activement aux initiatives communautaires destinées à améliorer la sécurité.
Cette tribune d’expression populaire a ainsi constitué un cadre de dialogue direct entre la population, les autorités locales et les services de sécurité. Elle a permis aux habitants du quartier Chine d’exprimer leurs préoccupations et de réfléchir avec les différents acteurs à des réponses locales aux problèmes d’insécurité qui affectent leur milieu de vie.
