Lubumbashi : Tribune d’expression populaire sur la gouvernance sécuritaire de proximité à Kampemba

 


Par Dynamik Infos.com 


La salle de réunion de la commune de Kampemba, à Lubumbashi, a servi de cadre, samedi 30 mai 2026, à une tribune d’expression populaire consacrée à la gouvernance sécuritaire inclusive. Organisée par l’Action pour le Développement et la Gestion des Ressources Naturelles (ADGRN/ONGD), avec l’appui financier de la Fondation Hanns Seidel, cette activité a réuni plusieurs cadres de base de cette entité, autour de la problématique de la sécurité publique.

Placée sous le thème "Gouvernance sécuritaire inclusive : apport des acteurs non étatiques à la gestion de la sécurité publique. Cas de la commune Kampemba", la rencontre a permis aux participants d’échanger sur les mécanismes pouvant renforcer la collaboration entre les citoyens et les services de sécurité.

Dans son intervention, Bruno Kwete, conseiller politique chargé de la sécurité au ministère provincial de l’Intérieur, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, a insisté sur l’importance de la coordination civilo-sécuritaire dans la gouvernance locale. Il a rappelé que la population constitue un acteur incontournable dans la prévention et la gestion des questions sécuritaires.

Selon lui, la mise en place d’une gouvernance sécuritaire efficace passe par plusieurs étapes, notamment l’identification participative des problèmes sécuritaires, l’analyse de leurs causes, la mise en œuvre des solutions adaptées ainsi que l’évaluation régulière des actions entreprises.

Pour sa part, le commissaire supérieur adjoint Adolphe Kalenga, de la police de proximité, a développé l’approche participative de la gestion locale de la sécurité. Il a souligné que les défis sécuritaires actuels exigent une implication active de tous les citoyens aux côtés des forces de l’ordre.

"La sécurité est l’affaire de tous", a-t-il martelé, invitant la population à collaborer davantage avec les services de sécurité à travers la dénonciation des actes criminels et la participation aux initiatives communautaires de prévention.

Abordant la question sous l’angle de la participation citoyenne, Bertin Tshoz, Team leader Gouvernance sécuritaire et paix au sein du Cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, a mis en avant le rôle essentiel du Comité local de sécurité (CLS). Il a expliqué que cette structure constitue un cadre de dialogue et de concertation entre les autorités locales, les services de sécurité et la population.

Selon lui, le Comité local de sécurité permet non seulement de détecter les menaces sécuritaires à la base, mais aussi d’apporter des réponses adaptées grâce à l’implication des communautés concernées. Il a insisté sur la nécessité de renforcer ces mécanismes participatifs afin de faire reculer durablement l’insécurité dans les quartiers.

Les échanges ont également permis aux cadres de base présents de faire entendre leurs préoccupations. Ces derniers ont plaidé pour une meilleure prise en charge de leurs activités par les pouvoirs publics, estimant que leur proximité avec la population constitue un atout majeur dans la prévention des conflits et la lutte contre la criminalité.

À l’issue des discussions, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité de consolider les cadres de concertation entre citoyens et services de sécurité. Les participants ont réaffirmé que la réussite de la gouvernance sécuritaire repose sur une responsabilité partagée, où chaque acteur contribue à la préservation de la paix et de la sécurité dans la communauté.

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